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Opposition chrétienne?
Face à ces malheurs , que devrait être le comportement de chacun d’entre-nous ? Plutôt, que devrait être le comportement de chaque chrétien, qu’il soit évangélique ou catholique ? Quelle est le rôle de l’Église au Burundi (je ne parle pas ici de nos belles églises, mais de chaque saint ou membre de l’église locale) ? Si nous analysons ce qui se passe sur terrain maintenant, faisons-nous partie du problème ou de la solution ? J’apporte humblement ma part de briques, sur ce que devra constituer un pays bâti par tous les burundais, et principalement , les chrétiens nés de nouveau.Voici ma prescription :
Évitons de critiquer et de résister aux autorités.
«Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.
Ce n'est pas pour une bonne action, c'est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais-le bien, et tu auras son approbation.
Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.
Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience.
C'est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction.
Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. » Rom. 13.1-7
Les autorités d’un pays sont instaurées par Dieu. J’ai entendu beaucoup de chrétiens entrain de dire du mal d’un président, d’un ministre. Il y a ce qu’on appelle critique constructive et ce n’est pas ce qu’on entend parmi mes frères en Christ. La Bible nous dit de ne point les résister ni les déshonorer. Quand on entend des commentaires déshonorants ou impolis sur notre président ou un tel ministre ou Colonel de l’armée, sortant de la bouche d’un chrétien, on se demande si réellement nous ne faisons pas partie du problème. Surveillons ce que l’on dit et tout ce que l’on fait, car la Bible nous avertit que si ce n’est pas cela, l’épée du gouvernant est un outil de vengeance et de colère de la part de notre Seigneur. Quand la parole de Dieu nous avertit déjà, il ne faut plus faire semblant, la vérité doit nous affranchir de ce mal qu’est l’opposition naturelle et éternelle des burundais face aux dirigeants du pays. Avant qu’un tel soit président, tout son entourage dit du bien de lui, mais dès qu’il devient président, c’est lui qui devient l’origine de tous les maux du Burundi, et après quand Il quitte la gouvernance(s’il n’est pas tué), on dirait que tout lui est pardonné par miracle, on entend de moins en moins de commentaires et on s’attaque au suivant, et ainsi de suite. C’est un esprit méchant diabolique de rébellion qui s’est emparré du peuple burundais depuis les temps des dynasties des Ntare et Bezi.
Dans aucun passage de la Bible, nous voyons Jésus entrain de résister aux dirigeants romains. Et pourtant, les raisons n’en manquaient pas. La Palestine était dominée par une armée étrangère, qui obligeait toute la population à payer l’impôt à César, qui obligeait les fils de la nation à s’enroller et à combattre avec la Squadra romaine. Les juifs qui attendait un autre chef Maccabée qui viendrait cette fois-ci en finir avec cette enième occupation étrangère de la Terre promise. La puissance de Jésus dépasse de loin celle de plus de mille bombes atomiques réunies, mais Il a jugé bon de se soumettre aux réglements et à la loi imposée par une armée oppressante. Relisez le verset 7 de Romains 13.
Préservons notre langue
Lisez s’il vous plait Jacques, tout le chapitre 3 et le livre des Proverbes, tout le chapitre 10. Vous saurez que la Bible nous avertit de faire attention de ce qui sort de notre bouche, que notre langue peut bénir, mais aussi peut maudir. Le roi David, au milieu des tourmentes a dit : « Je reste muet, je n’ouvre pas la bouche, Car c’est toi qui agis. » Soyons, frères et sœurs , des canaux de bénédiction et non de malheur. En répandant les calomnies (ibirementanyo) des autres sur nos leaders politiques, on ne manque pas de pécher, et la Bible nous appelle « insensés »(ibijuju).
Humilions-nous et prions
« Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple ; si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » 2 Ch 7.13-14
Ce que nous sommes maintenant, ne détermine en rien ce que nous serons demain dans le Seigneur. L’avenir du Burundi dépend de l’engagement de chacun d’entre nous dans le Seigneur, nous sur qui est invoqué son nom. Arrêtons avec ce faux Évangile de prospérité comme quoi tous les croyants et convertis vont vivre immédiatement le bonheur, la joie de vivre, des richesses extraordinaires, la fin de tous leurs maux. La parole de Dieu dans ce passage nous parle de nos obligations d’abord ; la prière, la recherche de Dieu et se détourner du mal, du péché. Aucun doute que Dieu bénit et fait prospérer son peuple, mais Il fonctionne avec des principes bien précis. Ne mettons pas sur le dos de Dieu tous les malheurs des hommes. Comme le mot malheur le décrit bien, ce sont les conséquences du mal qui se cache dans le cœur des hommes qui fait que le Burundi souffre maintenant. Détournons-nous de ce mal, du mensonge, de la haine ethnique, de la jalousie, du vol, de la corruption, des crimes de sang, des rumeurs et calomnies, de l’adultère et la fornication cachées à la burundaise. Rappellons-nous que le salaire du péché, c’est la mort.
Mais nous avons une Bonne Nouvelle, la θεος λογος qui transforme d’en dedans, nous a été donné par le Fils unique de Dieu, Emmanuel, appelé Jésus, afin que quinconque croit en Lui (Jésus) ne périsse point. Attardons-nous tous, enfants de Dieu, à la prière, à attirer la présence de Dieu. Laissons l’opposition officielle faire son travail à l’assemblée ou au Senat. Maitrisons-nous et n’entrons pas dans les pratiques de politique politicienne ou partisane. Prodiguons par contre des conseils à nos dirigeants car Jésus a dit que nous sommes la lumière du monde et le sel de la terre. Soutenons notre pays, en organisant des prières partout dans le pays, dans les différentes villes où vive la Diaspora. Prêchons l’Évangile.
Diriger n’est pas donné à tous, surtout diriger un pays comme le Burundi, où tout le monde connaît tout le monde, où le mensonge et l’hypocrisie sont encrés dans notre culture, où la guerre a détruit le peu d’humanité qui restait dans les cœurs des gens. Le peuple est meurtri par la souffrance et la mort, et tout message d’espoir est pris au sérieux, et trouve une terre fertile. Il est aussi facile à des politiciens véreux d’en tromper plusieurs. Comme Salomon a demandé à Dieu la sagesse de diriger son peuple, tous les leaders chrétiens devraient faire la même chose, demander la sagesse de Dieu pour amener le peuple burundais à la repentance sincère de leurs péchés et à la manifestation des fruits de l’Esprit. Les structures qui vont créer la richesse et la justice burundaises doivent changer de l’intérieur et non de l’extérieur.Le mal est dans l’homme et non à l’extérieur de lui. Connaître la Bible n’est pas assez. Il y a une différence entre la connaissace et la sagesse même si elles sont très proches. La sagesse est directive tandis que la connaissance est informative. Désirons donc les dons des paroles de sagesse et de connaissance en tant que leader chrétien, que tu sois Serviteur de Dieu, politicien à l’exécutif ou au législatif, officier au commandement, juge ou homme de loi, simple citoyen.
Que le Seigneur vous bénisse et Soli Deo Gloria.
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