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Le Paraclet
« Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. » Jean 14.15-17 Toutes les étapes de la vie et du ministère de Jésus ont concourus à la réalisation du dessein de la Grâce. Arrive donc le moment clé du ministère, l’heure véridique, le moment tant attendu au ciel, celui de la croix, que l’on appelle couramment, la passion du Christ. Mais avant ce moment, Jésus fait assoier ses disciples et leur parle. Ce discours pré-pascal était très important et capital pour les apôtres et pour nous chrétiens. C’est à ce moment que Jésus choisit pour leur parler de Celui qui vient après lui, le Saint-Esprit, et il l’appelle le Consolateur ! Ou dirais-je, l’ « autre consolateur !» En lisant ce passage, il est difficile de comprendre tout de suite le qualificatif « consolateur » sur le Saint-Esprit dans ce contexte. En quoi vient-il consoler les disciples ? Pourquoi vient-il les consoler ? Comment le fera-t-il ? C’est en se posant ces questions que nous commençons à discerner ce que Jésus veut dire, et cela plusieurs années après son ascension. Dans les anciens manuscrits grecs, le mot original est paraklètos. Le terme paraklètos désigne un défenseur en justice, un genre d’avocat, qui vient pour aider à plaider la cause de l’accusé. Même si à cette époque le métier d’avocat n’existait pas, la cour permettait à un ami ou un témoin du plaignant ou accusé, de venir porter sécour, d’apporter un soutien, une aide. Ces gens, on les appelait, des paraklètos, et le même mot est utilisé en 1 Jean 2.1, où Jésus est présenté comme notre paraklètos (avocat)auprès du Père, qui intercède pour nous quand nous avons péché. Ce sens préserve l’integrité de la trinité, qui montre l’unité et en même temps la diversité entre le Fils et le Saint-Esprit. Le Paraklètos, l’autre Consolateur Il était très important pour les disciples de se sentir sécurisés par les paroles de Jésus. Il leur disait qu’il fallait qu’il meure et qu’il parte. Aux yeux des disciples, le Messie ne pouvait pas mourir. Qui allait maintenant les diriger ? Qui allait faire les miracles ? Qui allait maintenant enseigner toute cette foule ? Pour les disciples, c’était la fin , la désolation totale. Jésus ne pouvait mourir , il était irremplaçable. Et leur dire qu’il va prier le Père afin qu’il donne « un autre Consolateur » signifie automatiquement que c’est un Consolateur du même type que Jésus. M.M. Turner nous dit qu’il y a lieu de comparer le deux : 1) les deux sont envoyés par Père vers le monde (Jn 3.16-17;5.43;16.27-28), 2) les deux sont appelés Saint et sont (Jn 6.39;14.26) caractérisés par la vérité, 3) Si Jésus est caractérisé être le Grand enseignant (Jn 13.13-14), le Paraclet lui nous enseignera « toutes choses » (Jn 14.26) et 4) le Messie vient et rend témoignage de Dieu et révèle toute chose (4.25-26;3.34-36) –en premier lui-même et en second le Père-, et le Paraclet vient rendre témoignage et révéler le Fils glorifié. Le Paraklètos comme enseignant Le Paraklètos, principal agent missionnaire Nous savons que dans les Évangiles synoptiques(Mathieu, Marc et Luc), avant de quitter cette terre , Jésus a donné une grande mission à ses disciples présents et à venir. Voici comment il a annoncé cette grande mission : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseigne-leur à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28.19-20) Dans Jn 16.8-11, Jésus donne les détails sur le Paraklètos dans l’œuvre missionnaire. Il dit que le Saint-Esprit convaincra le monde du péché, de justice et de jugement. Beaucoup de témoignages nous parviennent du monde arabo-musulman et de la Chine et nous parlent de comment le Saint-Esprit touche les cœurs et révéle la personne de Jésus à des individus qui n’ont ni Bible ni Évangéliste. Plusieurs personnes sont venues à notre assemblée disant que c’est le Saint-Esprit qui les y a conduit. Moi-même, c’est par la conviction du Saint-Esprit que je me suis lévé un dimanche matin et suis venu à Christ. Comprenez-moi, je ne dis pas qu’il faut croiser les bras, et laissez le Saint-Esprit se débrouiller tout seul (bien qu’il est capable de le faire), notre mission est en partenariat avec Dieu. Il dit que nous sommes ouvrier avec lui. C’est extraordinaire comment nous voulons gagner des âmes au Seigneur, souvent en écartant ou oubliant l’œuvre du Saint-Esprit dans cette mission. Nous avons mis au point des programmes d’évangélisation pour convaincre le monde du péché. Nous investissons des milliards en argent pour former et envoyer des missionnaires dans le monde entier, mais y allons-nous avec le Saint-Esprit dans le cœur ? Laissons-nous vraiment la place principale au Saint-Esprit dans les croisades et les émissions télévisées ? Que Dieu nous guide et nous fasse comprendre comment faire son eouvre. Un pasteur oeuvrant en Afrique m’a déjà dit que sur 100 personnes qui s’avancent pour recevoir Christ lors des croisades, 10 seulement restent à l’Église. Il y a lieu de se poser des questions sur nos façons de faire (méditons 1 Cor 12.3). Pour ceux qui ont déjà entendu et qui ont endurci le cœur, je vous partage ce que Henri Blocher nous dit concernant le péché contre le Saint-Esprit: « Le seul péché qui ne puisse pas être remis, de par le rôle qu’il joue, est donc l’endurcissement confirmé alors que le Saint-Esprit œuvre directement pour convaincre, endurcissement qui s’exprime par des paroles semblables à celles des pharisiens. » L’Esprit de vérité Pour clôturer sur le nom de paraclet, j’aimerai terminer en disant que chaque fois que Jésus parlait du Saint-Eprit, du consolateur, du paraclet, il l’introduisait toujours comme étant l’Esprit de vérité (Jn 14.17; 15.26 ; 16.13). La vérité pour Jésus est la fondation de son ministère, de sa venue sur la terre. Il doit être de même pour tout chrétien. Le monde est dirigé par le mensonge, et dans la Bible, Satan est appelé le père du mensonge. Mais Jésus est présenté comme étant la vérité. Au tribunal, on fait toujours un serment de dire la vérité et rien que la vérité. Tout chrétien né de nouveau, temple du Saint-Esprit , devrait vivre dans la vérité. Ce que nous constatons, c’est que beaucoup sont toujours influencés par le père du mensonge. Rares sont ceux qui honorent encore leurs promesses, on dit oui en pensant à non, on emprunte l’argent et on ment à chaque fois que l’emprunteur veut son dû, des couples et des fiançailles sont brisés à cause du mensonge. On ne paie pas les impôts, on travaille au marché noir et on copie les albums-CD des chanteurs qui ont travaillé durement. Que l’Esprit de vérité vienne nous enseigner. Que notre Seigneur nous conduise dans toute la vérité. |